Guyane, Amapa, SIDA, Brasilia et "foutage de gueule&

Modérateur: benjamin

Guyane, Amapa, SIDA, Brasilia et "foutage de gueule&

Message par benjamin » Mer Août 05, 2009 5:50 am

ARTICLE

Devant des chiffres aussi alarmants dans l'Amapá qu'en Guyane, les autorités sanitaires des deux pays se rencontraient la semaine dernière à Brasilia pour coordonner des mesures particulières pour les communes frontalières. Le but est de rapprocher les services de santé des populations les plus fragiles (orpailleurs, forestiers, prostituées...). Il faudra développer la prévention (notamment par des plaquettes d'information bilingues), faciliter l'accès au diagnostic et à l'assistance médicale. La formation spécifique du personnel médical des deux côtés de la frontière à la prise en charge des malades du Sida est également au programme. (http://www.agenciaaids.com.br)"
(article récent)

Primo, les autorités sanitaires étant décentralisées, faut-il aller discuter de cela à Brasilia? Combien de préservatifs, de plaquettes d'information, de jours de salaire pour animateurs sanitaires aurait-on pu financer avec le prix de ce petit raout (Brasilia, c'est loin et c'est la ville où la vie est de loin la plus chère)

Secundo, à partir du moment où les intermittences régulières dans les opérations "harpie" laissent se développer des villages dans la forêt guyanaise, village dont le bâtiment central est un bordel dans lequel travaillent des femmes et des filles pas toujours consentantes, de qui se moque-t-on en parlant de "dépliant bilingue"? Je vois d'ici l'hélico se poser au milieu d'un camp de garimp', et la formatrice distribuer ses petits papiers dans les boxs avec ces dames en pleine action...

Tercio, on sait fort bien qu'Oiapoque comme Saint-Georges, dans une moindre mesure, tout comme Macapa sont des points de tourisme sexuel qui ciblent aussi les mineurs. Des villes brésiliennes ont su sinon éradiquer ce fléau, du moins le diminuer sensiblement. D'un côté comme de l'autre, la prévention est faite aussi bien que possible dans les collèges (j'en ai été témoin). J'ai vécu trois ans à Camopi et j'ai pu constater que les préservatifs étaient disponibles, qu'on savait s'en servir et qu'on s'en servait, de part et d'autre de la frontière. En revanche, la couverture sanitaire de Villa Brasil est nulle, et les habitants dépendent de ce fait de l'accueil qu'on veut bien leur faire à Camopi - accueil qui varie singulièrement selon les époques et les personnels en places - soumis de plus à un énorme turn over.

Basta avec les "réunions de sensibilisation". On sait ce qui faut faire depuis plus de dix ans. Alors qu'on le fasse sans discutailler, ou qu'on la ferme!
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Benjamin
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benjamin
 
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